pierre sodalite

Propriétés et vertus de la pierre sodalite

La sodalite, d’un bleu profond à veine blanche, attire par son aspect feutré d’une nuit enneigée bien que souvent perçue avec une petit brin de circonspection : considérée par beaucoup une parente pauvre des somptueux lapis lazuli au passé si riche en histoire nous émerveillent. Pourtant, la sodalite, certes, est plus discrète, peut étonner et parfois occulter des vertus admirables.

Propriétés des pierres sodalites sur le plan minéralogique

La sodalite appartient au vaste groupe des silicates et elle est considérée comme tectosilicates feldspathiques. Ce sous-groupe avoisine les feldspaths tout en présentant des particularités physiques et chimiques divergentes : leur basse concentration en silice les distingue par une densité minérale beaucoup moins importante. La composition de l’aluminium y est abondante, ce qui explique le nom scientifique « aluminosilicate ». En outre, la sodalite a une teneur très élevée en sodium associé au chlore. La sodalite appartient à la grande famille des essences « d’outre-mer ». Cette appellation renvoie à l’origine du lapis-lazuli extra-méditerranéen. Le Lapis-lazuli associe différents minéraux. La lazurite, classifiée elle aussi dans les territoires d’outre-mer, en est la principale composante, parfois complétée aussi par des minéraux similaires que sont l’haüyne et la sodalite. La calcite et la pyrite s’invitent aussi dans sa conception. La pyrite confère au lapis-lazuli son reflet doré. Elle se retrouve très rarement dans la sodalite. La sodalite se présente aussi bien transparente qu’opaque. Elle devient, cependant, très rarement transparente. Ses couleurs qui le composent se déclinent en rose, jaune, blanc, vert et plusieurs nuances de bleu. Sa couleur prédominante demeure le bleu-bleu, qui vaut la peine d’être confondu avec le lapis-lazuli. La dureté du matériau possède une valeur comprise entre 5,5 et 6 sur l’échelle de Mohs. Vous trouverez ses informations sur www.france-mineraux.fr.

Le médium de la compréhension

Dans la lithothérapie, la pierre de sodalite symbolise la connaissance et la compréhension, à tous les niveaux, de soi-même et de la vie. En outre, ce minéral évoque de nouveaux schémas et des explications intellectuelles. La sodalite atténue et stimule l’esprit de l’être. Elle contribue au développement de l’environnement cérébral, aussi bien dans la réflexion que dans le raisonnement. Pierre angulaire de l’humilité, elle offre loyauté, mais également vaillance. Par conséquent, elle mettra fin aux peurs et aux angoisses. Sa composition chimique lui confère des qualités comparables à celles de la pierre de lapis-lazuli. Dans le domaine professionnel, cette pierre de protection assure équilibre, auto-contrôle et rationalité. La pierre de sodalite en lithothérapie permet de développer la conscience du sujet, mais aussi de rationaliser la pensée tout en favorisant la médiumnité dans cette optique. Les chakras 6 et 7 jouissent d’une restructuration et d’un remaniement parfaits. Cela stabiliserait alors les sentiments et les émotions du patient. Pour les personnes hypersensibles, la sodalite convient et les accompagnera dans le processus de transmission de cette sensibilité. Elle est également réputée pour ses propriétés antihypertensives. Si la sodalite de votre pierre possède des veines blanches, elle recevra encore plus facilement les rayons lumineux pour les acheminer vers l’intérieur de la pensée. Pour leur part, les zones foncées protègent contre les mauvaises influences énergétiques. La sodalite dissipe grandement les craintes, contribuant au calme de l’esprit tout en facilitant la communication et le développement de l’esprit créatif.

Confiance et calme

La sodalite procurera aussi la confiance, l’estime de soi et également celle des autres. Par conséquent, le développement de la solidarité est fortement stimulé grâce à son utilisation. Elle dégage dans son environnement des énergies bienfaisantes et apaisantes. Cette pierre convient parfaitement au réconfort de son entourage. En la plaçant dans la chambre à coucher, par exemple, le sommeil devient plus serein. En revanche, si l’individu la pose sur son votre bureau ou dans son tiroir, elle facilitera la concentration. La sodalite est la pierre de l’Immensité, son bleu profond, opaque, mais brillant avec des lignes ou des taches blanches offre le calme profond. Fille de la perception, Sodalite suscite l’appréhension de la connaissance et crée la conscience. Aimer, prévenir, protéger symbolise la pensée de l’Univers, la Sodalite organise l’énergie fluide dans la pensée concrète. Sa sphère intérieure est celle des idées archétypales et de la concrétisation de l’abstrait.

La sodalite dans l’antiquité

La sodalite fut identifiée et décrite dès le début du 19e siècle. Cependant, depuis très longtemps les êtres humains l’utilisaient. L’ancien lapis-lazuli, abondamment employé par les Égyptiens et les civilisations méditerranéennes, provenait de la production des mines de Badakshan en Afghanistan dont on extrait encore de la sodalite de nos jours. En effet, elle ne semble pas particulièrement appréciée dans la mesure où les textes anciens ne la citent pas. Pline l’Ancien ainsi ne décrit que deux pierres bleues : le saphir à petites taches dorées se référant certainement au lapis-lazuli et ses interpolations de pyrite. D’autre part, le cyanus simulant le bleu céleste dans lequel serait reconnu le saphir. Les Romains de l’antiquité avaient appris la Sodalite du Vésuve, près de Pompéi. Bien que les Romains connussent très bien une variété de sodalite, celle-ci n’est pas d’un bleu éclatant. Généralement grisâtre ou verdâtre, elle peut parfois être très translucide. C’est la sodalite du Vésuve. Il y a 17 000 ans, le volcan « mère » Somma a sombré et engendré le Vésuve. La sodalite présente dans la lave rejetée par le Vésuve résulte de ce fabuleux travail de remaniement. Le Vésuve qui a enseveli Pompéi et Herculanum en 79 après J.-C. est un événement dévastateur chez Pline l’Ancien. L’écrivain naturaliste, inlassablement curieux, mourut pour son trop grand rapprochement et partagea donc le sort de milliers de victimes. Au cours du XIXe siècle, des sodalites de grès, semblables à celles du Vésuve, sont retrouvées sur les bords du lac Albano, aux alentours immédiats de Rome. Le mont entourant ce lac appartient certainement à un ancien volcan. Taquin le Grand, le tout dernier souverain de Rome, a construit un sanctuaire consacré à Jupiter en son sommet, vers 500 ans av. Il en subsiste quelques vestiges, mais le massif d’Albano possède aussi bien d’autres souvenirs : la localité regorge de minéraux volcaniques. Titus Livius, Historien romain du Ier siècle après J.-C., relatait une circonstance postérieure depuis longtemps et semblant suggérer la sodalite. Il décrivait l’ouverture de La terre qui avait laissé des pierres s’abattre du ciel tel de la pluie submergeant la campagne.

L’expansion de la sodalite

Plus proche de notre époque, suite à une entrevue diplomatique menée au Canada, Mary de Teck (1867-1952), la conjointe du roi George V, succombe à la sodalite. La princesse de Galles a alors passé commande pour le Royaume Uni et en particulier pour la mise au point de ses appartements à Marlborough House à Londres, de très importantes livraisons de sodalite. La popularité de la sodalite se développa alors très fortement. La sodalite synthétique fait son apparition sur le marché en 1975. On confond souvent cette pierre avec le lapis-lazuli en invoquant ses nombreux traits de pyrite. De nos jours, la sodalite est couramment employée en bijouterie et en lithothérapie. La fabrication de bijoux en pierres naturelles tels que collier en sodalite, bracelet en sodalite ou pendentif en sodalite ou en améthyste se popularise de plus en plus depuis la connaissance des vertus de cette pierre. Les plus importants gisements de sodalite se trouvent en Afghanistan, en Bolivie, au Brésil, au Canada, aux États-Unis, en France, au Groenland, en Inde, en Italie, en Namibie, au Pakistan, en Afrique du Sud-Ouest et aux États-Unis.