stress au travail

Moyens pour gérer le stress au travail

On ne compte plus les études ou les sondages évoquant le problème du stress au travail. La très grande majorité d’entre eux révèle que de plus en plus de salariés en souffrent. Cependant, il ne s’agit pas d’une fatalité. Il est en effet tout à fait possible d’apprendre à le gérer. Vous trouverez dans le texte ci-dessous de nombreux conseils et informations pour y parvenir.

Une responsabilité de l’employeur

Toutes les personnes concernées par ce problème vous le diront. Leur état a été provoqué par une surcharge de travail et s’est installé durablement en raison de difficultés à exprimer leur mal-être auprès de la hiérarchie. Il faut cependant savoir qu’il appartient à l’employeur de créer des conditions optimales pour permettre à tous les salariés d’être efficaces. Dans le cas contraire, il s’expose à de lourdes amendes financières voire à des peines de prison si un accident grave survenait. Notez également que le Conseil Social Économique de l’entreprise dispose d’un droit d’alerte afin d’obliger l’employeur à respecter ses obligations légales. Dans l’intérêt de la santé de tous les salariés, il est évident et préférable que l’instance et l’employeur œuvrent main dans la main.

Il existe plusieurs organismes vous proposant des formations autour de ce sujet. Elles s’adressent évidemment aux équipes des ressources humaines mais également aux membres du Conseil Économique et Social. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ce site !

Différents types d’intensité

Provoqué par des perturbations de différentes natures (physique, psychique ou encore émotionnelle), le stress se traduit par des conséquences sur l’organisme. Nombre de salariés confient par exemple ressentir une boule dans le ventre lorsqu’ils rejoignent leur poste. Dans les cas les plus extrêmes, d’autres subissent ce que l’on nomme un “burn-out” ou des dépressions liées au surmenage.

On observe de nombreux effets qui s’installent sur le long terme. Cela débute le plus souvent par un sentiment de fatigue extrême associé à une irritabilité prononcée. Dans un second temps, on note des difficultés à s’endormir ou à s’alimenter convenablement. Une fois pris dans un tel engrenage, la seule solution reste l’arrêt de toute activité professionnelle pour prendre une longue période de repos afin d’éviter de mettre votre santé encore plus en danger.

Cependant, il convient de distinguer deux choses, le bon et le mauvais stress. L’employeur et les managers ont tout à fait le droit de motiver leurs équipes en leur mettant une pression qualifiée de “légère”. Ce coup de “boost” peut être utilisé dans le but d’atteindre un objectif à court terme. En aucun cas, il ne doit servir sur un temps long au risque de mettre en péril la santé des salariés.

Apprenez à prendre du recul

Le salarié dispose également de solutions pour réduire son niveau d’anxiété au travail. Par exemple, il y a forcément des périodes durant lesquelles il sera plus fortement sollicité. Dans ces moments, il est tout à fait normal de se sentir rapidement débordé et même submergé. Une fois votre journée terminée, votre esprit va être accaparé par les difficultés professionnelles comme ce mail que vous n’avez pas encore pu traiter ou ce partenaire que vous devez absolument rencontrer.

Commencez tout d’abord par vous rassurer. Si vous ressentez ces émotions, c’est parce que vous êtes pleinement investi par votre mission professionnelle. Dans un second temps, efforcez-vous de prendre du recul. Apprenez à vous concentrer uniquement sur le moment présent et laissez vos soucis à la porte de votre domicile. N’oubliez pas en effet que le repos est primordial pour votre efficacité le lendemain ! Au bureau, efforcez-vous également de prendre des pauses afin de vous aérer l’esprit et échanger avec vos collègues sur vos vies personnelles. Enfin, il peut être intéressant pour vous d’apprendre à prioriser les tâches qui vous sont confiées. Toutes ne présentent pas en effet le même caractère d’urgence ni le même impact pour l’avenir de l’entreprise.

Apprenez à dire non !

La plupart des professionnels s’accorde à penser que les salariés les plus exposés sont ceux qui ne disent jamais non à leur employeur. Ceux-ci ne savent pas qu’il est possible de refuser une demande ou n’en ont tout simplement pas le courage. Ils craignent en effet pour leur avenir ou leur évolution future au sein de l’entreprise. Il n’est pas rare de rencontrer des travailleurs devant gérer plusieurs dossiers en même temps et à qui on vient d’en remettre un autre, jugé urgent. Dans ce genre de circonstances (fréquentes dans le monde de l’entreprise), il est compréhensible de ressentir une certaine pression.

Si vous ne vous sentez pas capable d’assurer cette charge, n’hésitez pas à échanger avec votre hiérarchie. Avec un peu d’intelligence et de bon sens, plusieurs aménagements sont en effet possibles. Vous pourrez par exemple négocier la présence d’un assistant pour vous épauler ou bien déléguer les dossiers jugés les moins urgents à l’un de vos collègues (à condition, bien évidemment, de ne pas le surcharger à son tour !). Sachez enfin que la législation en vigueur vous donne le droit de refuser poliment et de manière intelligente toute demande qui se trouve en dehors de votre domaine de compétence.