Droits des femmes

Quels sont les droits des femmes en Iran ?

Quels sont les droits des femmes en Iran ?

L’Iran est un état Islamique où la femme et l’homme n’ont pas forcément les mêmes droits. C’est un état où la femme n’a pas les mêmes droits que leurs consœurs à travers le monde.

Les droits de la femme Iranienne avant la révolution

Avant 1979, année qui a vu naître la révolution iranienne, les femmes iraniennes avaient les mêmes droits que les autres femmes dans d’autres pays. Elles avaient le droit d’exercer une activité professionnelle et avaient le droit de se faire élire afin de siéger à des conseils locaux. On pouvait à cette période trouver des femmes qui occupent des fonctions tels que fonctionnaires, juges, policières ou encore ambassadrice. Ces dernières décennies, les iraniennes militent afin de reconquérir certains de leurs droits fondamentaux, notamment le droit d’exercer la profession de leur choix ou encore de suivre les formations qui leur conviennent comme le témoigne certaines personnalités www.maryam-rajavi.com. Pour les 40 millions d’iraniennes, force est de constater que le combat est encore loin d’être gagné, car le droit de leur pays déclare que l’homme est le chef de famille et que la femme se doit d’obéir à son mari pour toute chose.

L’évolution des droits des iraniennes

Au cours de l’histoire, la condition des femmes iraniennes a connu plusieurs évolutions de l’égalité avec l’homme dans les temps préislamique à l’arrivée de la théocratie en Iran en 1979, tout cela en passant par diverses stades tels que la perte d’indépendance des femmes au cours de la période islamique ainsi que la révolution constitutionnelle qui a permis aux femmes d’apercevoir un début d’émancipation. Souhaitant faire valoir la valeur de leur place dans la société iranienne, les femmes s’engagent dans la campagne pour la réforme de leur condition ainsi que la reconnaissance des droits de la femme par la république islamique d’Iran.

Des interdits insolites

La loi Chiite, loi en vigueur en Iran fourmille d’interdits déroutants. Si vous avez déjà passé des vacances en Iran, vous aurez certainement dû constater quelques-uns de ces interdits et les avez jugés insolite. Sachez que ces lois sont sévères avec les femmes iraniennes. En voici quelques-unes :

  • Chanter : en Iran, le chant en public ou sur scène est interdit pour les femmes.
  • Conduire mal voilée : une femme iranienne peut voir sa voiture se faire confisquée dans le cas où elle conduit en étant mal voilée ou non voilée.
  • Les relations sexuelles : Une femme refusant d’avoir des relations sexuelles avec son époux ne pourra pas percevoir de pension alimentaire selon le Code pénal iranien. Quant au viol conjugal ainsi que les violences conjugales, ils ne sont pas punis par la loi. Les relations lesbiennes sont passibles de 100 coups de fouet. Les deux femmes encourent la peine de mort à la quatrième récidive.
  • Le témoignage : selon la Constitution iranienne, la vie d’une femme vaut à peine la moitié de celle d’un homme. Suivant ce raisonnement, et selon la Constitution toujours, une femme ne peut témoigner à moins d’être accompagnée de deux hommes, autrement son témoignage n’aura point de valeur. Selon la « logique » de la Constitution iranienne, les compensations versées pour le meurtre ou pour la blessure d’une femme équivaut à la moitié des indemnités lorsqu’il est question d’un homme.
  • Les vacances : les iraniennes ne peuvent quitter le pays sans la permission de leurs maris. Ces temps-ci, les femmes revendiquent le fait d’insérer cette autorisation dans le contrat de mariage.
  • Etudes et travail : Les femmes n’ont pas le droit d’étudier la littérature anglaise, la biologie ainsi que 75 autres filières universitaires car ces derniers sont réservés aux hommes selon la Constitution.
  • Le divorce : en Iran, une demande de divorce est perçue comme une atteint à la virilité. Si toutefois le mari est favorable au divorce, les procédures sont longues.
  • Les contraceptions définitives : c’est un sujet particulièrement délicat. Il est interdit aux femmes d’avoir recours aux contraceptions définitives. Visant à relancer la natalité en Iran, cette mesure est en vigueur, de ce fait, le parlement se penche dur des lois sur la ligature des trompes et aussi pour limiter au maximum l’accès à la contraception.
  • Le mariage mixte : il est interdit à une femme iranienne de se marier avec un homme non-musulman, et pour pouvoir se marier avec un étranger, une iranienne a besoin d’une autorisation gouvernementale spéciale.